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Merci à ceux qui me lisent !

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Histoire courte

Voilà voilà, je suis de retour avec un petit récit à vous proposer. J'ai écrit ça hier soir, c'était amusant ! Mes sources d'inspiration sont un fait réel et Dostoïevski, pour ceux qui se le demandent.
Bonne lecture !

*************************

 

Un cochon

               

 

Bob Boullay est en route vers son bistrot habituel. De belle humeur, mais encore un peu endormi, il traine la patte. Il est dix heures déjà, il a dormi tard ce matin. Mais il n’en est pas fâché pour autant. Le bistrot de Joseph Radaing est à deux rues de chez lui : on y est vite à pieds, inutile de se presser. Il fait très beau. Tout à l’heure, c’est décidé, il ira marcher autour du lac. Après le repas. Ça fait digérer. On mange bien, chez ce bon vieux Joseph. Mais aujourd’hui, c’est Dimanche. C’est un jour à se promener.
                En attendant, Boullay fixe l’horizon avec son air moqueur et se demande combien de ces vieux cancrelats il va retrouver ce matin. Il se réjouit d’avance de les voir. Il aime la compagnie de ses semblables. En bon habitué, il connait tout le monde. Il y passe tous les jours une petite heure en moyenne. Le week-end, il prend ses repas là-bas. Le bistrot, pour lui, il n’y a que ça de vrai. Ce qu’il ignore, c’est qu’on l’y tolère uniquement parce qu’il est un gros consommateur. Autrement, il n’est guère apprécié. Il a l’humour vache et la parole grossière. En plus, il se tient mal. On l’appelle « le cochon », lorsqu’il n’est pas là.
                Il est vrai que Boullay a peut-être des allures de cochon. Déjà, il ne sait pas manger correctement. Il s’en met toujours partout, et à la fin, c’est plutôt rebutant ! Et puis il parle fort. Il rit fort. Il rote fort. Il pète fort. Et il n’en a pas honte. C’est un grossier personnage, comme dit Mme Radaing, la femme de Joseph. Elle s’appelle Yvonne. Bob pense que c’est un nom de vieille grognasse et que ça lui va bien. De toutes façons, la mère Radaing est une dinde, rien de plus.
                Mais voilà qu’en approchant du bistrot, il remarque un attroupement de femmes pas loin de l’entrée. D’instinct, il presse un peu le pas comme pour aller voir ce qui se passe, mais arrivé à leur hauteur, il hausse les épaules et décide de ne pas s’en mêler. Ce sont des affaires de bonnes femmes, et son gosier est sec. Cinq minutes de marche, c’est tout de même fatiguant. D’autant plus qu’il n’a qu’un café et une tartine beurrée dans le ventre…
                Il entre et constate, un peu surpris, qu’il n’y a pas foule au bar. Juste le vieux Lucien avec sa tremblotte, le jeune Garanger dont il ne retient jamais le prénom, Albert, le fils de Radaing qui passe le balai et Joseph Radaing lui-même, occupé à essuyer un verre d’un air maussade derrière son comptoir. Boullay sert la main à tout le monde puis s’asseoit sur un grand tabouret à côté de Garanger et du vieux Lucien. Il regarde scrupuleusement la tête d’enterrement de Joseph. Dans le bistrot, après de pâles « bonjour » et de molles poignées de mains, on observe un silence de mort que seul le bruit du balai frottant le sol vient perturber. Boullay est franchement déçu par cette pauvre ambiance.
                « Eh bien alors mon vieux Joseph ! (Il prononce ces mots tellement fort que tout le monde sursaute et que les frottements du balai s’interrompent un instant. Il a un fort accent du Midi. C’est là-bas qu’il est né, Boullay.) Qu’est-ce que c’est que cette tête d’enterrement ?! Y’a quéqu’chose qui tourne pas rond, ou bien ?
- Oh ! Rien ne tourne rond, rien ne tourne rond ! Tout va de travers ! Tout va de travers ! Pauvre Jo, ah ! ce pauvre Jo…
- Hé bien, Lucien ? Qu’est-ce qu’il a ce pauvre Jo ?
- Un grand malheur…
- Ça oui, un grand malheur, répond Joseph en s’arrêtant d’essuyer son verre.
- Qué malheur ? Qué malheur ?? demande Boullay, vivement intéressé.
- Il va falloir lui raconter, fait remarquer sagement le jeune Garanger.
- Mon vieux, j’ai pas le cœur à ça. Je suis encore tout remué… Hier soir, ç’a été la pire soirée de ma vie ! Dieu me préserve d’en vivre d’autres, des comme ça ! C’est Cafarre… tu le connais bien, c’est un habitué…
- Ah ça oui ! C’est un drôle de coco, hé hé ! Eh bien alors, il a encore causé une bagarre, dis ? Pour sûr, je regrette de pas avoir été là ! Ha ! ha ! ha ! Cette loque de Cafarre ! On a jamais vu pire loque ! Un type qui se balade constamment avé dix grammes d’alcool dans le sang, qué que c’est, à part une loque ?! Hein ? Hé hé !
- Rha ! Bob, tais toi ! Tu choisis mal ton moment, là… laisse le finir, l’interrompt Garanger.
- Oh ça va, mon petit, je déconne ! Allons mon vieux, continue, continue donc !
- Ouais… Il s’est ramené hier soir avec son gosse, le petit Ludo. On en avait jamais vu la couleur jusqu’ici, mais toujours est-il que cette fois-là, il avait pas d’autre choix que d’le ramener. Sa femme s’est barrée. Parait qu’elle n’en pouvait plus, et je la comprends. Ce que je comprends moins, c’est pourquoi elle lui a laissé Ludovic ?
- Peuchère ! Elle en avait peut-être marre aussi ! (Il éclate de rire.)
- J’en sais rien. Toujours est-il que Cafarre avait une sale gueule. Il s’est ramené avec trois copains et il a passé la soirée à faire des libations et à se lamenter. Tantôt il pleurait comme un veau, tantôt il riait. C’était une catastrophe ! Je me suis demandé quand est-ce que j’allais devoir le mettre dehors, et si c’était une bonne idée de le faire… à cause du gosse… Pendant deux heures il a bu, mais il a bu, mais il a bu ! Le petit est resté debout à regarder son père d’un air effaré pendant ce temps-là. Il m’a fait pitié, que veux-tu ? A la fin, je me suis dit qu’il devait avoir soif, ce môme (faut dire qu’il était pas vieux… quatre ans à tout casser !), alors j’ai demandé à son père la permission de lui servir à boire. En réponse, il a beuglé comme un boeuf que le gosse avait très soif, et là-d’ssus il lui a proposé la bière d’un de ses camarades, qui s’en est beaucoup amusé. Je l’en ai empêché, bien sûr. J’ai servi un fond de grenadine bien sucrée au gamin, dans un grand verre comme ça. »
                Il montre à Boullay un grand verre à pastis de forme cylindrique. Il le prend dans sa main et le contemple d’un air désolé. Boullay est ennuyé par ce manège. Il veut que l’histoire avance.
                « Et puis après ?! Pas de quoi casser trois pattes à un canard ! »
Là-dessus, Joseph Radaing fait « non » de la tête et son visage se tord dans un sourire douloureux. Il se retourne pour remettre le verre à sa place, mais reste de dos et pousse un profond soupir. Ahuri, Boullay regarde les autres. Le vieux Lucien hoche la tête et sa tremblotte semble redoubler de vigueur ; ses mains appuyées sur sa canne la font bouger d’avant en arrière. Il n’y a rien à tirer de lui. Le jeune Garanger se décide à ouvrir la bouche. « Ce gamin-là doit avoir vingt-cinq ans, mais il a l’air moins con que les autres », se dit Boullay.
                « Oui… lâche Garanger. L’ennui, c’est que ces chiens l’ont diluée avec de la vodka au lieu de l’eau pendant de Jo avait le dos tourné…
- J’avais pourtant posé une carafe sur le comptoir !
- Ouais… mais tu leur avait laissé la bouteille, comme ils l’avaient tant réclamée… et apparemment, pour ce que j’en sais… ben… ils ont obligé le gosse à tout boire. »
                Boullay réprime un gros rire.
                « Précoce, le gamin ! »
                Radaing se retourne en mettant beaucoup de brusquerie dans son geste. Il est rouge d’indignation.
                « Bougre d’imbécile ! Précoce ! Ah oui, précoce, le gamin ! Précoce ! C’est surtout qu’il est mort !! C’est précoce, ça aussi !?
- Ah, non ! ça, c’est prématuré !
- Et voilà qu’il rit ! Vous l’entendez ! non mais, vous l’entendez, cette canaille ?! Il rit ! Ah ! retenez-moi ! retenez-moi où je lui défait le portrait ! Quel chien tu fais, Bob ! Ah non ! vraiment, ferme-la maintenant ! Ferme-la !
- Hé, oh ! mon vieux, qu’est-ce que c’est que ces manières ? Ne te venge pas sur moi, c’est pas de ma faute ce qui arrive ! Et puis, parbleu, qu’est-ce que j’y peux ? C’est fait, c’est fait ! Je faisais de l’humour, voilà tout, prend pas la mouche ! Tu t’insurges comme si c’était ton gosse, or, c’est pas le tiens !
- Oui, mais ça aurait pu l’être !
- Eh bien ça ne l’est pas, tranquilise toi un peu !
- Que je me tranquilise ? J’ai pas fermé l’œil de la nuit ! Je suis complètement bouleversé par cette histoire… Te rends-tu comptes ? c’est dans mon bistrot que c’est arrivé, pratiquement sous mes yeux !
- C’est sûr que ça te fait pas une bonne pub, mon pauvre Joseph.
- Mais c’est pas question de ça ! J’aurais pu l’empêcher et je n’ai rien fait ! Je n’ai rien vu ! J’ai été occupé toute la soirée, j’ai bien vite oublié le gamin et sa grenadine, moi ! Il y avait bien dix clients sur mon dos ! Débordé, que j’étais ! débordé ! Comment aurais-je pu intervenir ? Comment ?
- Tu ne l’aurais pas pu, le rassure le vieux Lucien, il n’y avait rien à faire. Cela devait arriver, c’est la fatalité qui veut ça. Le monde ne tourne pas rond, moi je vous le dis, il ne tourne pas rond ! Maintenant on fait boire des enfants, Seigneur ! Des petits enfants !
- Comment un père peut-il laisser faire ça ? demande Garanger, écoeuré.
- Peuchère ! C’est pas un père ça, je l’ai dis, c’est une loque ! une loque ! une loque, voilà tout ! »
                Plus personne ne dit rien, tout le monde semble reprendre son souffle. Garanger hoche la tête. Il semble d’accord avec Boullay. Il est résigné. Radaing regarde la vitrine en soupirant comme un malheureux.
                « Et ma femme… elle ne s’en remet pas non plus, la Yvonne ! Elle a ameuté tout le quartier, je n’ai pas pu l’en empêcher. Que voulez-vous, il faut qu’elle s’épanche, pardi ! Elle a besoin d’en parler à tout le monde, elle est comme ça. On ne peut pas lui en vouloir, elle a eu tant de chagrin… elle a passé la nuit à pleurer comme un veau. Inconsolable, qu’elle était ! Cela m’a fendu le cœur. Un instant, je l’ai crue perdue. C’est qu’elle sombrait dans la folie ! Que voulez-vous, un drame pareil, ça laisse des traces ! Tenez, justement, la voilà qui rentre. Mon Dieu ! comme elle est rouge d’avoir pleuré… elle s’essuie encore le visage. Je crois bien qu’elle n’en peut plus. »
                En effet, Yvonne Radaing rentre dans le bistrot. Elle renifle fortement et refoule avec peine de gros sanglots qui secouent son opulente poitrine. C’est une grosse et petite dame très respectable. Boullay l’accueille avec un large sourire ironique, et, reposant ses mains sur son ventre gonflé par l’alcool et la mangeaille, il fait grincer son tabouret en le tournant dans sa direction.
                « Eh bien ! la Yvonne ! Il parait qu’on verse des torrents de larmes ?
- Oh ! taisez-vous, vous ! Je n’ai pas le cœur à vous parler. Ah ça ! vous êtes bien le dernier à… à qui j’ai envie de parler !
- Vous désolez pas, Madame. Ah ça mais, c’est vrai qu’elle pleure comme si que c’était à elle que c’était arrivé !
- Mais c’est précisément à moi que ça arrive, Monsieur, réplique la digne femme. C’est bien à moi que ça arrive, à qui d’autre ? Vous voyez quelqu’un d’autre ici ? Non. Je suis bien malheureuse… C’est terrible tout cela… terr…i-ible ! (Elle se remet à pleurer à chaudes larmes.) Et dire que c’est chez-moi que c’est arrivé ! A-ah ! Quel malheur ! Pau-auvre de moi ! Qu’allons-nou-ous devenir, mon Jo et moi-i ?
- Bah ! Vous deviendrez ! vous deviendrez ! »
                Elle ne répond rien. Elle pleure pour de bon, et son mari la regarde d’un air atterré. Boullay se tait, mais il commence à avoir très soif et ne supporte guère les gémissements de la Yvonne, ni ses larmes de crocodile. Le vieux Lucien et le jeune Garanger regardent fixement le sol. Albert continue inlassablement à balayer. Boullay s’ennuie ferme. Alors, il frappe un bon coup dans ses mains et réveille à nouveau tout le monde.
                « Bah ! ça nous fera toujours un divertissement pour la semaine, même si j’vous parie que dans deux jours, on en entendra plus parler. C’est la mère du p’tiot qui va être contente ! D’ailleurs tout le monde s’en trouve bien content. Bien content !
- Quoi ?! Comment osez-vous, goujat, dire que je suis contente alors que je verse des larmes de sang !?
- Allons, allons, Madame Yvonne ! il ne s’agit pas que de vous. Vous êtes un peu trop centrée sur votre personne, Madame Yvonne. Même si je veux bien croire que vous êtes, vous aussi, bien contente de ce qui arrive. Vous pleurez mais au fond, cela vous change et vous distrait. Ça faisait sans doute longtemps que vous ne vous étiez pas laissée aller comme ça. Ça vous fait du bien, va !
- Comment ?! Mais faites-le taire ! De quoi parle-t-il ? Moi, moi ! moi, je me distrait de la mort d’un enfant ?!
- Mais tout le monde s’en distrait, ma bonne dame, tout le monde ! Grâce à vous, d’ailleurs, tout le village est au courant ! ça leur fait un sujet de discussion, allez ! Ils peuvent se plaindre de ce qui se passe, tout comme vous ! Cela leur donne un vrai soucis ! Quoi de plus distrayant qu’un vrai malheur, dans le fond ? Soyez honnêtes !
- Jo-Joseph ! Fais le taire, tu veux ? Je ne veux plus l’entendre ! je ne veux plus ! Il me rendra folle ! folle ! Je lui collerais une gifle !
- Si ça peut vous défouler, ma petite Yvonne, mettez m’en une ! Ha ! ha ! ha !
- Bob ! intervient Radaing, de plus en plus consterné. Ça suffit, tais toi, pour l’amour du Ciel ! Tu vas un peu loin, maintenant. Ne me force pas à te mettre à la porte. On ne dit pas ces choses-là à une femme, à la mienne encore moins qu’à une autre, tu comprends ? »
                Boullay cède, lève les mains en l’air et se rassied correctement. Il regarde ses camarades. Le vieux Lucien est toujours branché sur le sol. Le balai d’Albert aussi. Seul le jeune Garanger le regarde fixement et semble réfléchir. Au bout d’un moment, ce bavard de Boullay rompt à nouveau le silence.
                « Et le père du petit ? Cafarre ! Qu’est-ce qu’il en dit ? Il a arrêté de boire, je parie ! Hé ! hé !
- Ah ça oui, pour sûr, il a arrêté de boire, répond calmement Garanger. Je peux vous dire qu’il ne boira plus jamais de sa vie.
- Ça lui serait difficile, compléta Joseph, il s’est foutu à l’eau cette nuit. Les gendarmes l’ont repêché dans le lac ce matin. Il est interdit aux visiteurs pour la journée.
- Merde, c’est triste… moi qui voulais aller m’y promener tantôt… »
                Personne ne réplique, et Boullay ne pense pas à regarder quelle tête ils font, tous. Il fixe ses genoux d’un air accablé. Il l’est, en effet. La journée va de mal en pis pour lui. Depuis ce matin, il n’a pas de chance. Il est entouré de pleurnichards égoïstes, une bande de chiens gémissants s’est formée au dehors : on ne va plus parler que de cette affaire toute la journée au village. Et voilà qu’il a faim, soudainement. La Yvonne s’est arrêtée de renifler, peut-être est-elle partie. N’empêche qu’il n’ose pas demander à manger, ni à boire, car il sait qu’il sera seul dans son plaisir. Cela a le don de le lui gâcher. Radaing, pour s’occuper sans doute, se met à frotter le bar avec un torchon. Après cinq minutes de silence insoutenables, n’y tenant plus, Boullay passe sa commande.
                « Sers moi un pastis s’il te plait, Jo. Bien dilué… avec de l’eau.»
                Jo lui sert nonchalament son pastis après lui avoir jeté un regard des plus noir. Boullay attend qu’il ait fini. Il est déçu : sa plaisanterie n’a pas pris. Il se tait un moment et laisse douloureusement son estomac gargouiller sans rien oser demander à Joseph. Il va attendre un peu avant. Il ne veut pas le surcharger de travail tout d’un coup, ni s’attirer des remarques désobligeantes, mais il a faim quand même.
                « Hé, dis donc, ajoute-t-il un moment après, j’ai la dalle. T’aurais pas un peu de saucisson ? du bon ?
- Tu penses à te remplir la panse après un tel drame… observe Radaing avec une moue écoeurée et méprisante. Bob Boullay, t’es vraiment un cochon. »
Il lui apporte quand même un saucisson. Entier. Il prend même l’initiative d’apporter une baguette et du beurre. Il sait très bien que Boullay lui laissera un bon pourboire. Il n’est pas radin, Boullay.
« Mais non, mon vieux, répond celui-ci quand il revient. Mais non, je suis pas un cochon, je suis un homme, voilà tout. »

Par la suite, peu à peu, les esprits se détendirent et les appétits se creusèrent. Garanger fut le premier à demander une tranche de saucisson à Boullay. Très vite, les autres le suivirent.

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P
<br /> Je soutiens les paroles de Maelle, j'ai eu l'impression de lire du Maupassant O___o<br /> Les personnages, leurs façons de s'exprimer, la morale, tout !<br /> Et je sais pas comment t'as fait pour faire un si bel écrit en une soirée x)moi je dis chapeau ! Et continue dans l'art de la nouvelle surtout ^^<br /> Fin ça continuera avec l'atelier d'écriture =D<br /> <br /> y'a vraiment du level là x)<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci beaucoup, ça me fais plaisir ce que tu me dis ! Surtout la comparaison avec Maupassant, tu penses lol ! J'ai essayé de recréer cette ambiance que j'adore et que je retrouve toujours dans<br /> ses nouvelles, donc si deux personnes ont retrouvé cette ambiance, c'est que j'ai réussi à faire ce que je voulais et je suis contente !<br /> <br /> <br /> L'idée m'est venue l'après midi (dimanche dernier), et très vite j'ai eu le scénario entier en tête, donc plus qu'à l'écrire le soir quoi ^^ Et puis comme c'était un texte très court (4 pages,<br /> c'est peu), c'était facile à écrire en une soirée, comme l'inspiration était là.<br /> <br /> <br /> Je sais pas si je reparticiperai à l'atelier écriture, parce que j'ai commencé un autre écrit dimanche là, et avec le roman et la formation je vais avoir du mal à tout faire en même temps...<br /> <br /> <br /> Donc voilà, en tout cas merci d'avoir lu et d'avoir pris le temps de commenter, ça me fais plaisir =)<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> Oui très vivant et captivant, tout de suite on est plongé dans le l'action et les scènes et les dialogues sont très réalistes.<br /> Quand la suite?<br /> Poupou<br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Oooh toi ici!! qui l'eut cru? lol, je suis vraiment contente que tu aies lu et surtout que ça t'aie plu! Cette histoire sera un souvenir encore meilleur pour moi par la suite, parce que c'est le<br /> premier de mes écrits que tu as lu ♥<br /> <br /> <br /> Il n'y aura pas de suite à ce récit, il est terminé (même s'il y a matière à en faire un roman), mais j'en écrirais d'autres!<br /> <br /> <br /> Merci d'avoir lu et commenté ♥<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Fausse manip, je n'ai pas fini. Donc le mot "précoce" n'est employé que 2 fois (ou 3, je n'ai lu ou plutôt "dévoré" qu'une fois)comme si la mort de cet enfant permettait seulement la mise en<br /> évidence du "cochon" et de ses semblables. Tu parles de Dostoïevski comme source d'inspiration ( pour le fait réel, je le connais hélas)moi qui connais peu cet écrivain -tu vas me passer tes<br /> bouquins!- je pense à Maupassant, à plusieurs de ses nouvelles très courtes que tu n'as pas encore lu je crois, et c'est un sacré compliment de ma part.<br /> Par contre, j'ignore les règles fixées pour ce "jeu littéraire", donc je ne sais pas si "précoce" n'est pas étouffé par l'incroyable et pourtant fréquente réaction aux drames qui occupent les<br /> braves gens. Qui pense vraiment à la mort précoce et abominable de cet enfant?<br /> Il y aurait beaucoup à écrire sur ton récit, sur la manière dont tu fais hurler des faits dans la banalité d'une certaine misère, je t'en parlerai mais je voulais te laisser ma première impression<br /> sur ton blog.<br /> Tu as du talent, écris.<br /> Merci Mimi, vraiment.<br /> Maelle<br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Merciii pour ton excellent commentaire, il m'a vraiment fait très très très plaisir!!! J'en souris encore!!<br /> <br /> <br /> Je pense que tu as bien compris ce que j'ai voulu montrer, en effet la mort (précoce) du petit Ludo et de son père ne sont qu'un prétexte pour faire ressortir l'égoïsme des gens. En gros, les<br /> malheurs des autres sont toujours des prétextes pour qu'on se plaigne soi-même de ce qui arrive. C'est humain. Et même, comme Boullay le dit lui-même, il n'y a rien de plus distrayant qu'un grand<br /> drame: c'est là le plus souvent que les discussions sont le plus animées.<br /> <br /> <br /> Donc voilà, j'ai essayé de montrer la réalité, je pourrais disserter encore là-dessus mais je vais m'abstenir, je pense que l'histoire se suffit à elle-même pour être comprise, et tu l'as<br /> comprise :)<br /> <br /> <br /> C'est vrai que ma source d'inspiration est Dostoïevski, parce que c'est de lui que je tire la morale ce cette histoire (cependant je l'ai écrite d'une autre manière, et moins bien cela va de soi!<br /> mais je ne me met pas en concurrence avec Dostoïevski lol). Il y a beaucoup de bonnes réflexions dans Les frères Karamazov, est celle là m'avait marquée. J'ai pris conscience de cette réalité<br /> humaine en le lisant, en fait!<br /> <br /> <br /> Mais par contre, ça me touche vraiment que tu penses à Maupassant en me lisant, et pour cause! Je n'ai pas cherché à reproduire une ambiance "Dostoïevskienne", mais plutôt "Maupassienne" lol! et<br /> c'est vrai! J'adore ses nouvelles et sa manière de présenter les choses, alors si je me suis inspirée, pour l'ambiance de l'histoire, d'un écrivain, c'est de lui!<br /> <br /> <br /> Voilà, merci encore pour tes remarques que je sais toujours vraies et sincères, c'est d'ailleurs pour ça qu'elles me font tant plaisir! Et merci pour le "conseil" d'écrire: je vais continuer,<br /> cette fois je suis sûre que j'aime vraiment ça... parce qu'il ne s'agissait pas de mon roman et que je me suis VRAIMENT éclatée! Cela me rassure beaucoup.<br /> <br /> <br /> Merci pour ta précieuse lecture et ta sincérité ♥<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Très vivant comme tout ce que tu écris. Ce qui m'étonne c'est combien tu as (vite)cerné tes personnages en si peu de phrases...J'aime ce réalisme, ce naturel de ton récit sans faux semblant,<br /> l'horreur plait, elle occupe le vide, on en cause et on s'ennuie moins. En fait le mot "précoce"<br /> <br /> <br />
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